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Santé · 28 octobre 2026 · 3 min de lecture

Vie intime et santé : ce que dit la science

On entend souvent que faire l'amour est « bon pour la santé ». Les études vont plutôt dans ce sens, avec une nuance importante : elles observent des liens, sans toujours prouver la cause. Voici ce qu'elles disent vraiment.

Le cœur

Une étude a suivi plus de 1 100 hommes de 40 à 70 ans pendant environ seize ans. Ceux qui avaient une activité sexuelle une fois par mois ou moins présentaient davantage de problèmes cardiovasculaires que ceux qui en avaient au moins deux à trois fois par semaine, même en tenant compte de l'âge et des autres facteurs de risque. Une vie intime régulière peut être le signe d'une bonne santé générale autant qu'une cause : les deux vont souvent ensemble.

La prostate

Une grande étude américaine a suivi près de 32 000 hommes pendant dix-huit ans. Ceux qui rapportaient 21 éjaculations ou plus par mois présentaient un risque de cancer de la prostate inférieur d'environ 20 % à ceux qui en rapportaient 4 à 7. Le mécanisme reste inconnu et l'étude est observationnelle, mais le résultat a tenu après dix ans de suivi supplémentaires.

Les défenses immunitaires

Une petite étude menée auprès d'étudiants a mesuré un anticorps de la salive qui protège contre les infections, les immunoglobulines A. Il était plus élevé chez ceux qui avaient une activité sexuelle une à deux fois par semaine. Elle n'a porté que sur 112 personnes et n'a pas été répétée depuis : un indice intéressant, pas une certitude.

En bref

  • Une vie intime régulière est associée à une meilleure santé, notamment du cœur.
  • Ces études montrent des liens, pas une recette : l'envie et la qualité comptent plus que la fréquence.
  • Pour toute question de santé, parlez-en à un médecin.

Sources

  1. Hall S.A., Shackelton R., Rosen R.C., Araujo A.B. (2010). Sexual activity, erectile dysfunction, and incident cardiovascular events. American Journal of Cardiology, 105(2), 192–197. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  2. Rider J.R. et al. (2016). Ejaculation frequency and risk of prostate cancer: updated results with an additional decade of follow-up. European Urology. doi.org
  3. Charnetski C.J., Brennan F.X. (2004). Sexual frequency and salivary immunoglobulin A (IgA). Psychological Reports, 94(3), 839–844. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov

Cet article informe, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Les études citées décrivent des groupes de personnes et ne prédisent rien pour une personne en particulier.

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